L’ermite de Skellingar
Thorgal a enfin retrouvé sa famille, mais son passé troublé revient le hanter. Alors que des cauchemars agitent ses nuits, un ennemi implacable et inattendu tente de s’en prendre à lui. Qu’il le veuille ou non, Thorgal va devoir payer le prix de ses fautes.
Toiles de fond
« L’ermite de Skellingar » est le tout premier album de Thorgal dessiné par Fred Vignaux. Mais Grzegorz Rosinski continue malgré tout à accompagner son personnage et ses lecteurs, notamment en nous offrant une couverture inspirée. Voici la toile complète réalisée par l’auteur.
Le regard tourné vers le ciel, on retrouve sur cette toile un Thorgal ragaillardi, presque rajeuni par rapport aux tomes précédents. L’aventurier est accroché à une paroi abrupte et dangereuse, et c’est pourtant vers le ciel que se tournent son regard et son épée, vers une nuée d’oiseaux marins apparemment extrêmement agressifs. Au sein de la volée, une montagne aux teintes rosâtres émerge de la brume et semble former les contours d’un masque ou d’une idole, comme si un dieu fou s’était emparé des esprits des volatiles furieux, et avait fait d’eux des messagers de mort.
L’ambiance bleutée doit plus au ciel qu’à la mer, et le contraste est fort entre la gauche de l’image, sombre, immobile et découpée, et la droite, lumineuse et envahie par la nuée.
Thorgal s’est manifestement, encore une fois, mis dans une situation délicate !
La palette de couleurs, très réduite, crée une ambiance pâle, plutôt douce et brumeuse. La violence vient par contre de la scène. Notre héros est armé, inquiet, assailli par des oiseaux à l’œil blanc et au bec rouge. Le vol d’oiseaux, d’apparence très réaliste, n’est pourtant bâti qu’avec quelques traits, sombres en dessous, clairs au-dessus. En variant les postures et en plaçant avec soin ces lumières, Rosinski crée une illusion parfaite, comme si des centaines d’oiseaux avaient envahi le ciel.
La position de Thorgal, dans l’image, le place réellement à l’équilibre. Par la couleur, le contraste, la pente et la construction de l’image, le Viking devient le trait d’union entre la paroi et le ciel. Il s’accroche à l’une mais tout l’attire vers l’autre. Au centre de la scène, l’homme et l’oiseau s’affrontent du regard. Juste avant d’engager le combat.
Pour réaliser cette toile, Rosinski s’est inspiré d’une proposition de Vignaux, basée sur l’une des scènes les plus spectaculaires de l’album. Voici cette proposition, très proche de la couverture finale. Parmi les différences, on peut noter la rudesse de la pente, bien plus prononcée dans la toile de Rosinski, et surtout le regard de Thorgal, tourné vers le ciel et vers un oiseau qui masque en partie le golem de pierre.
Continuons à explorer les couvertures, avec maintenant la toile réalisée par Fred Vignaux pour l’édition spéciale de l’album (voir onglet « Luxe »). Voici tout d’abord une version de travail, déjà plutôt aboutie. Les lumières et les éléments majeurs sont en place. On voit l’importance que le dessinateur donne au regard des deux personnages. Thorgal et son arc viennent fendre le bas de l’image.
Et voici l’image définitive. Le masque de l’ermite, son visage sombre et l’arc encadrent le visage de Thorgal, qui attire le regard vers lui. Nos yeux vont et viennent d’un détail à l’autre, mais reviennent toujours vers la mine résolue, sévère, du héros solitaire.
On peut notamment remarquer le soin mis par l’auteur pour fusionner les éléments. La barbe, les plumes, l’os, font du vieil ermite une montagne vivante. Tout comme Rosinski depuis quelques années, Vignaux n’hésite pas à laisser certaines parties de l’image, comme les jambes de Thorgal, seulement esquissées.
Homme discret et humble, Vignaux place tout de même une signature en bas de l’œuvre, mais il faut bien la chercher. Fred, arrête de te cacher !
D’un auteur à l’autre
Vignaux et Rosinski se sont rencontrés à diverses reprises pour échanger autour du dessin, des personnages et des ambiances qui font que Thorgal est Thorgal. Voici différentes photographies présentant quelques-unes de ces rencontres, à différents moment de la création de l’album.
Très sollicité mais toujours studieux, Fred travaille partout, même pendant un long trajet en train.
Mais le résultat est là, avec un premier album signé Vignaux ! Si vous voulez découvrir les autres albums de l’auteur et son parcours, vous pouvez visiter la page qui lui est consacrée sur Thorgal.com, et notamment les deux entretiens qu’il nous a accordés. C’est par ICI.
Les tribulations de la planche 29
La réalisation d’un album est un temps long. Chaque planche passe successivement entre les mains des différents chefs d’orchestre qui la façonnent peu à peu. Voici, dévoilé pour vous, le voyage créatif qui a permis à quelques mots, échangés entre deux auteurs, de devenir l’un des temps forts de cette nouvelle aventure, au cœur de l’album.
Cet atelier vous présente la 29ème planche de « L’ermite de Skellingar ». L’histoire de cette planche commence sur l’ordinateur de Yann, lorsque le scénariste apporte la touche finale à son histoire. Le découpage propose un enchaînement de scènes avec, lorsque c’est nécessaire, le texte qui figurera dans les bulles. Thorgal est seul, mais il soliloque de temps à autre pour partager ses réflexions avec le lecteur.
Sept cases sont placées dans la planche, et la dernière sera la plus grande. Suivons notre héros dans un temps calme de son ascension.
Fred Vignaux reçoit le scénario et commence par délimiter les cases sur sa tablette graphique. Il le fait avec soin, en respectant une certaine géométrie, propre à la série. Première surprise, le dessinateur fait le choix ici de ne faire apparaître que six cases. Il a décidé que la septième, qui fait apparaître de façon fracassante un personnage crucial, sera plutôt la première image de la planche suivante. Ici, Thorgal sera donc seul jusqu’au bout. On voit que pour renforcer l’idée d’une attaque surprise, l’onomatopée « KRRR » surgit dans la sixième — et dernière — case.
Le dessinateur trace ensuite à traits rapides la mise en place générale de la planche. Les personnages sont placés, mais aussi les regards, les grandes lignes du décor, les masses sombres. Dans cette première esquisse, les cases 1 et 2 du scénario ont fusionné et, suite à cela, Thorgal voit avant nous ce qu’il appelle « le chas de l’aiguille ». Il ne parle plus de « roche percée » car l’image, et le mot « chas », suffisent pour guider le lecteur vers la compréhension de ce qui se déroule. Cela permet quand même de rappeler que Thorgal est venu jusqu’ici en suivant la prophétie de Cybèle.
La troisième case semble avoir été en partie gommée. L’auteur a-t-il changé d’idée, ou simplement masqué un décor trop présent ?
L’autre choix fort du dessinateur est d’avoir scindé en deux la découverte de la montagne à tête humaine. Thorgal la découvre tout d’abord de loin, dans son environnement, avant qu’un plan resserré nous permette d’apprécier de plus près l’aspect du rocher, et les oiseaux qui s’y agitent.
Et par la magie d’un atelier préparé et lu dans un fauteuil, nous voici déjà à la version finale de la planche ! Combien de temps aura-t-il fallu au dessinateur pour tracer les lignes et encrer sa planche ? Nous la lirons en trente secondes, alors il ne vaut mieux pas y penser.
Le chas de l’aiguille prend forme, et on peut remarquer l’inversion des deux premières cases, par rapport au story-board. Le lecteur découvre donc le monument naturel en même temps que Thorgal, puis retrouve ensuite le rappel de la prophétie, dans une case qui permet aussi d’afficher un beau portrait du héros.
Par rapport au scénario originel, on voit dans la case 4 que la montagne sacrée n’est plus un îlot surgissant des flots, mais un mont perdu dans le blanc. On voit aussi que le dessinateur laisse beaucoup de zones blanches, sans décor visible, ce qui permet au dos de Thorgal de se découper nettement. Le gros plan sur la montagne sculptée lui donne le rôle principal de la planche. C’est l’aboutissement de la quête et, puisque Thorgal vient à l’instant de survivre avec peine à une attaque d’oiseaux, la statue géante devient une sorte de divinité fabuleuse recouverte par son armée à plumes.
Le travail de Fred Vignaux pourrait s’arrêter là mais, comme il le rappelle souvent, lorsqu’il dessine une image, il la voit en couleurs. Il la dessine en conséquence, et les zones blanches que nous avons repérées tout à l’heure n’ont pas toutes vocation à le demeurer.
Alors, avant de refermer l’album, Fred prend le temps de placer sur l’image les grandes lignes de la future mise en couleurs, ou plutôt les contrastes qu’il imagine. Il place les ombres et les lumières, définit les zones qui seront dans la pénombre, les différents plans de l’image. Sur la planche ci-dessous, le procédé est particulièrement visible sur Thorgal, qui était assez peu contrasté jusqu’ici. Il ne s’agit bien sûr que d’une esquisse préparatoire, que Fred transmet ensuite à Gaétan Georges, le nouveau coloriste de la série.
Et voici donc la planche finale — sans les bulles — après l’intervention minutieuse de Gaétan. On voit que les recommandations proposées par Vignaux ont été bien suivies. La palette de couleurs est sobre, réduite, adaptée à un environnement quasi-stérile. Les oiseaux sont bleus sur fond bleu, mais avec une teinte suffisamment contrastée pour qu’ils restent parfaitement lisibles.
Les masses blanches de la planche ont reçu un traitement qui leur donne de la profondeur et du réalisme. On voit aussi que ces grandes zones vides servent l’image, en rappelant le gigantisme des montagnes. Et donc, l’exploit du héros !
A la une
Après cette planche prise au cœur de l’histoire, vous pouvez apprécier ci-dessous la toute première de l’album, en comparant les quelques lignes de scénario qui posent les bases du décor et de l’ambiance, avec l’encrage final de Vignaux. Le dessinateur a globalement suivi les propositions de son compère scénariste, mais on peut remarquer quelques aménagements. Pour la première case, les deux auteurs étaient d’accord pour ouvrir l’histoire avec une belle case de grande dimension, mais Vignaux a choisi de s’éloigner des personnages avec un plan qui occulte la plupart des détails au profit d’une mise en situation et, tout simplement, d’un vrai plaisir des yeux dès l’ouverture de l’album.
L’autre case chahutée pour la bonne cause est la troisième. La proposition de Yann rappelle un exercice qu’apprécie beaucoup son autre dessinateur, Roman Surzhenko (La jeunesse de Thorgal, Louve), une case contrastée où seuls les personnages sont dessinés en noir profond sur fond blanc, sans cadre (voir ci-contre). Préférant rester au plus près de ses personnages, Fred Vignaux a choisi de ne pas reprendre la technique pour cet album.
Faire travailler la matière grise
Gaétan Georges, le coloriste des derniers albums de la série Kriss de Valnor, a été appelé pour la mise en couleurs de cet album. Ce n’est pas la première fois qu’un coloriste intervient sur la série Thorgal. La coloriste polonaise Graza a mis en couleurs les albums de Thorgal du tome 19 « La forteresse invisible » au tome 28, « Kriss de Valnor », ainsi que plusieurs histoires des Mondes de Thorgal, de 1993 à 2013. D’autres coloristes ont également participé à l’aventure. Si vous voulez tous les découvrir, vous pouvez d’ailleurs visiter l’Auteurothèque de Thorgal.com (en cliquant ICI) et ainsi voir la richesse et la variété des participations des différents auteurs de Thorgal.
Gaétan et Fred Vignaux se connaissent déjà, pour avoir travaillé sur les deux derniers tomes de Kriss de Valnor. Leur collaboration se poursuit donc ici, avec un système déjà bien rodé. Comme on l’a vu, Fred prépare le terrain en plaçant les grandes lignes de l’éclairage des planches et en ajoutant à cela les informations qui lui semblent utiles pour faire correspondre au mieux ses idées initiales avec les choix finaux de Gaétan. Avant d’ouvrir l’atelier de Gaétan Georges, jetons donc un œil à la planche encrée, telle qu’il la reçoit, prête à accueillir les couleurs. Il s’agit d’une planche du début de l’album, avec peu de bulles et beaucoup d’action.
Gaétan commence par placer de grands aplats afin de définir la tonalité générale de la scène. On voit donc ici qu’il s’agit d’une scène intérieure, aux couleurs essentiellement chaudes, mais avec un personnage dont le ton bleu tranche fortement. On voit aussi que la pièce est ouverte sur un extérieur dont la teinte rappelle celle de l’intrus. La dernière case est dehors : l’intrus semble ainsi rejoindre son univers, et c’est Thorgal qui y devient l’élément étranger.
Partant de cette base, Georges retouche les teintes en les faisant glisser peu à peu vers ce qu’il recherche. Cette fois, on est clairement sur une scène nocturne. Les couleurs deviennent plus réalistes, moins tranchées. L’ambiance générale de la planche est posée.
On entre maintenant dans un travail plus minutieux, avec la construction des lumières. Les sources de lumière sont placées. Elles modifient les surfaces qu’elles éclairent. On voit qu’un feu est allumé dans la maison et que, malgré la pluie, l’extérieur est aussi baigné d’une lumière lunaire.
De premières textures apparaissent, notamment les poils de la couverture du couple, et l’humidité du sol sur le chemin qui s’éloigne de la maison.
En l’état, la scène est très lumineuse. L’essentiel des ombrages est assuré par l’encrage.
Cette fois-ci, ce sont donc les ombres qui sont déposées par Gaétan. Elles s’appuient beaucoup sur l’encrage de Vignaux, mais aussi sur les source lumineuses placées lors de l’étape précédente. La scène est désormais en trois dimensions, avec de la profondeur. Les différents plans sont bien définis. Entre l’intérieur chaud et l’extérieur froid, le contraste de teintes est très prononcé.
Ce n’est pourtant pas encore terminé ! Gaétan ajoute encore de nombreux détails, en travaillant plus particulièrement les visages. Il accentue aussi la pluie de la dernière case, avec des lignes claires qui s’ajoutent aux traits noirs de l’encrage.
L’autre point qui est travaillé est la mise en place de teintes bleutées dans les trois dernières cases. Une lumière froide et sombre vient ainsi marquer les personnages, au moment où l’assassin fuit la maison en soulevant le rideau de l’entrée. On voit que, dans l’avant-dernière case, grâce au procédé, Thorgal est déjà lancé sur la piste de l’intrus, son corps ayant déjà basculé dans la lumière extérieure.
L’ultime image ci-dessous permet d’apprécier la scène terminée. Le coloriste a retouché les lumières pour rendre la scène un peu plus lumineuse. Il a également ajouté des textures supplémentaires, sur le bois, les couvertures, les vêtements…
Les ajustements permettent aussi de s’assurer que les couleurs des planches successives sont bien coordonnées. Il est temps de passer à la suite…
Et si on s’intéressait plus particulièrement à cette fameuse dernière case, celle qui mêle les couleurs du dedans à celles du dehors ? Voici, ci-dessous, une case interactive qui vous permet d’observer de plus près six étapes du travail de Fred Vignaux et Gaétan Georges : encrage en noir et blanc, aplats provisoires, ajustement des teintes, mise en place des lumières, puis des ombres, case finale finalisée.
Pour découvrir ces étapes, choisissez quelles images vous voulez explorer (au-dessus et en dessous de la case), puis déplacez la souris ou le doigt sur l’image pour comparer les deux étapes.
Thorgal et Jolan réagissent rapidement en prenant en chasse l’inconnu qui a tenté de les assassiner !
Pour finir notre visite de l’atelier du coloriste, voici quatre étapes de la réalisation d’une autre planche de « L’ermite de Skellingar ». En faisant glisser la souris ou le doigt sur la planche, vous pourrez apprécier les différentes étapes de sa création. Il y a également, en arrière-plan, la version noir et blanc de cette même planche. Vous pouvez la retrouver en plaçant le curseur au cœur de l’image.
Masterclass
Comment mieux finir cet atelier qu’avec le dessinateur de l’album ?
En novembre 2019, Fred Vignaux a participé à une « Masterclass » en ligne, en direct. Il y a dévoilé son parcours et ses méthodes de travail, avant de dispenser un passionnant cours de mise en image. Il a tellement apprécié qu’il a même fallu un second épisode pour faire le tour de ce qu’il souhaitait présenter. Fred était avec Franck Payen, expert dans l’utilisation des outils présentés et excellent connaisseur des arts graphiques.
Thorgal.com vous propose de voir ou revoir cet entretien, de diverses façons, comme vous le souhaiterez. Vous pouvez aller sur la chaîne Youtube qui a diffusé la session, afin de voir la vidéo et le chat qui s’est déroulé en direct. Dans ce cas, il faut cliquer ICI.Mais si vous préférez rester sur Thorgal.com, il y a du bonus ! Vous pouvez regarder en entier, ou vous laisser piloter par le guide de lecture ci-dessous, sous la vidéo, qui peut éventuellement vous mener à différents moments stratégiques. Vous pouvez vous en servir comme d’un marque-page virtuel, car tout est intéressant, ou pointer ce qui vous passionne le plus. br>Vous pouvez également vous rendre sur le forum Thorgal.com, où la Masterclass est présentée, pour commenter ou même poser vos questions. C’est par là, cliquez ICI.
Tout est là, c’est pour vous, bonne séance. Mais chuuuuut… Fred et Franck s’installent…
2 min : présentation des Mondes de Thorgal
3 min : Facebook Vignaux
4 min : site Thorgal.com
5 min : iamag.co
9 min : albums Facebook Vignaux
10 min : parcours, études
12 min : cours du soir
13 min 30 : premier projet « L’ombre des anciens »
16 min : dépôt de bilan, BD non distribuée
17 min 30 : nouveaux projets, BD institutionnelles
18 min : « Time twins » au Lombard
19 min : « L’appel des légendes » chez Glénat
21 min : « Le pendule de Foucault » avec Didier Convard
21 min 30 : « Vercingétorix » (Ils ont fait l’histoire)
22 min 30 : « Neige »
23 min 30 : couvertures de la sagesse des mythes
25 min : Dorison repère Vignaux
27 min : Kriss et Thorgal
28 min : différents auteurs
29 min 30 : Rosinski arrête Thorgal
32 min : Vignaux auteur de Thorgal
33 min : tome 38 de Thorgal
34 min : couverture tome 37
34 min 30 : imprimerie tome 37
36 min : dédicaces
37 min 30 : brosses Photoshop
40 min : faire une BD, travailler avec Yann
41 min : choix des scènes alternatives
42 min : script de Yann
43 min : décryptage du scénario, page 1
44 min : rassembler la documentation
45 min 30 : esquisses de personnages pour la bible graphique
49 min : étude de décors de Neige
54 min 30 : story-board Neige, avec modèles 3D
58 min 30 : format des images
59 min 30 : croquis Kriss de Valnor
1h 01 min 40 : Esquisses « L’ermite de Skellingar »
1h 03 min 00 : Découpage de l’album, timbre-poste
1h 05 min 00 : Comment disposer des cases ? Exemple avec une planche de Neige + cheminement de l’oeil et variation des plans
1h 12 min 30 : étude d’une double-page (cheminement, noeuds graphiques, strips, gestion du temps)
1h 20 min 30 : Sens de la narration
1h 21 min 50 : l’art invisible
1h 22 min 30 : nouvelle planche de Neige
1h 24 min 10 : étude d’une planche de Thorgal 37
1h 26 min 40 : étude d’une autre planche de Thorgal 37
1h 29 min 10 : placer les bulles
1h 35 min 20 : observation du story-board, planche 1
1h 37 min 10 : création du story-board
1h 43 min 00 : personnages sur le story-board
1h 46 min 00 : dessin affiné sur le story-board
1h 48 min 00 : positionner le texte à partir du script, créer les bulles
1h 54 min 00 : conclusion et rendez-vous pour une seconde session